Bon bah puisque vous êtes là, je vais vous raconter autre chose. Ce coup-ci, je vais vous raconter un truc un peu plus printanier et de saison. Enfin de saison... On se gèle encore les couilles comme en hiver, mais la douce chaleur printanière ne va plus tarder, j'ai bon espoir. Bref.
Ça commence vers deux heures de l'aprèm. Chuis à Asakusa, un quartier dans lequel je vais pas super souvent, mais faut bien changer de temps en temps. Asakusa, c'est très touristique, tout ça, tout ça. Si vous voulez plus de précisions, internet, c'est aussi fait pour ça.
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Bon allez d'ac, une photo.
Tu vois, Asakusa, c'est vraiment un mélange de tradition......et d'étrons couchés sur le toit des immeubles.
De ce quartier haut en contrastes, je décide de me diriger vers Ueno à pied. Ueno, c'est coucoule. Y a pleins de petites rues ourdées d'échoppes de tout plein de trucs. Bon, on est dimanche et c'est blindos au point de pas pouvoir avancer, mais c'est pas grave, je pars quand même en quête de chouses.

J'ai pas trouvé ce que je cherchais, mais je suis reparti avec un t-shirt sur lequel y a un squelette, une chaise à bascule, et un corbac. Y a aussi une guitare acoustique qui gâche un peu le truc, mais c'est pas l'horreur. Peu importe.
En tout cas, il fait super beau, et j'ai que ça à foutre, alors je décide de continuer à marcher. Je marche...
Je marche, toujours...
Je marche, encore...
Je tombe sur un magasin de tout à cent yens, et je me rappelle que Couenne veux que je lui chope des perforeuses qui font des trous en forme de canard afin de mener à bien un projet diabolique dont je tairais la substance, j'ai pas envie qu'elle finisse en taule. Bon là encore, je trouve pas ce que je veux.
Du coup, je continue. Je marc... Ok, ok, j'abrège. J'arrive à Akihabara, le quartier de la lobotte. Je m'y attarde pas, j'ai tout ce qu'il me faut en lobotte. Je continue, et j'arrive à Ochanomizu.

C'est assez joli comme quartier, d'ailleurs. Y paraît qu'il y a plein de magasins de roller. Ça tombe bien, j'ai besoin de roues. Quand je roule, là, y a mes platines qui font des étincelles en frottant par terre, ça devient urgent de changer tout ça. Hop, c'est reparti, je cherche, je cherche, et pis évidemment, je trouve peau de balle. Par contre, j'ai trouvé des baguettes de batterie pour la bagatelle de deux euros cinquante. Je repars content de mon coup.
Direction, je sais pas trop, j'avance un peu au hasard, et pis vous savez, moi, les directions... Toujours est-il que j'arrive à Kudanshita. L'attraction principale de ce quartier, c'est le sanctuaire Yasukuni où sont enterrés des criminels de guerre de la seconde. Là, j'ai rien cherché, du coup, j'ai rien trouvé, mais j'étais pas plus étonné que ça. J'ai pas cherché de photos sur internet non plus, et comme j'ai la flemme, on s'en passera. Ah oui, au fait, depuis le début, y a pas une photo que j'ai prise moi-même. C'est que du google image, et ça sera comme ça jusqu'à la fin.
J'ai les pieds qui commencent à chauffer un peu, mais ça va encore. Y fait toujours beau, j'en ai pas marre, je continue.
J'arrive à Iidabashi, quartier qu'on a inondé de notre profond savoir avec Joseph, y a trois ans quand on a fait une colloc dans une guesthouse pourlingue.

En passant par là, j'ai rien cherché non plus. Pourtant j'ai trouvé un truc. J'ai trouvé qu'on s'était très bien marré, mais que je ne regrettais absolument pas cette époque. L'arrivée au Japon, tout ça, j'en suis pas nostalgique pour deux ronds. Donc bon, je passe mon chemin.
Tout ce merdier me mène à Edogawabashi. Le nom du quartier est cool, le quartier en lui-même beaucoup moins. Y a des autoroutes suspendues, ça sent les gaz d'échappement, et un peu la merde aussi. Un peu comme si quelqu'un avait chié dans une station service, en somme.
Y a quand même un truc cool là-bas, c'est le chemin qui longe le canal.

Vous remarquerez que le chemin est bordé de cerisiers. Et comme les cerisiers sont en fleurs en ce moment, va y avoir tout un tas de soûlots qui vont venir se péter la race à la vinasse. Au printemps. Tiens, j'ai encore fait un haiku. Du coup, ça va sentir comme si quelqu'un avait chié dans une flaque de vomi.
Bon et pis après, chuis passé pas loin de Takadanobaba, et je suis remonté sur Mejiro. Je bâcle un peu, parce que je commence à avoir les pieds qui chauffent dur, et je ne cherche plus qu'une chose, c'est de rentrer. À partir de Mejiro, je suis en terrain connu, car je fais souvent ce trajet à pied quand je vais boire des coups et que je rentre avec le dernier train. Je m'arrête quand même dans un autre magasin à cent yens, des fois que je trouverais ce que je cherche, au moins une fois dans la journée, mais non, décidément ça veut pas. J'en ai plein les pattes, je trace, et j'arrive enfin chez moi. Il est sept heures. J'aurais marché le temps que vous aurez calculé vous même, chuis à chier en calcul.
En rentrant, j'ai regardé le chemin que j'avais parcouru, et ça fait pas mal. Enfin si, ça fait un peu mal aux arpions quand même.

Hésitez pas à cliquer sur la photo, parce que là on voit que dalle. En rouge, c'est ce que j'ai parcouru. En bleu, c'est par où j'aurais pu passer si j'avais voulu faire un peu plus court, et si j'avais eu une carte ou au moins le sens de l'orientation. N'ayant ni l'un ni l'autre, J'ai loupé Korakuen, qui a l'air d'être un parc plutôt sympa. En même temps, je regrette pas de ne pas y être allé, parce que sans le chercher, j'y aurais sans doute trouvé la mort.

6 commentaires:
bravo !
vive la grande marche.
c'est vrai que c'est bien la marche, mais faut y faire attention, quand même.
Je me suis réjouissant de votre prose, Herr Malot.
Sympa la randonnée. Déjà j'avais fait Ochanomizu - Shinjuku à pattes et j'étais bien content, mais là t'as fait fort.
Avec Malot, en binôme, on avait trotté de Shiodome (ou Hamamatsucho, sur le port en tout cas) jusqu'à Sendagaya en passant par Roppongi et le cimetière d'Aoyama.
Je kiffais ça d'ailleurs, les grosses marches dans Tokyo.
Oui, j'm'en souviens bien de celle-là. J'en ai plein de photos d'ailleurs.
Ikebukuro-Aoyama, c'est sympa aussi. Ça prend bien ses quatre-cinq heures de marche.
En roller ça prend moins de temps, mais c'est long quand même.
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